lundi , 28 mai 2018
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Infection nosocomiale

Une infection contractée dans un établissement de soins et absente lors de l’admission du patient est dite « nosocomiale ». Ce terme provient du grec nosokoméone, qui signifie «hôpital ». Des critères plus précis sont nécessaires pour parler vraiment d’infection nosocomiale : l’infection doit apparaître après 48 heures d’hospitalisation en général ou après un délai supérieur lorsque la période d’incubation est connue. Ce délai peut toutefois s’étendre dans le cas d’infections des plaies opératoires et de celles dues à la mise en place de prothèse ou d’implant.

La gravité de ces infections est variable, elle est relative à la virulence des agents infectieux et à l’état pathologique du patient.

Définition

On distingue deux types d’infections selon leur origine :

  1. Les infections endogènes : le patient est infecté par ses propres germes, du fait d’une fragilité particulière (du fait de sa pathologie) ou à la faveur d’un traitement qui abaisse les défenses immunitaires tel que la majorité des chimiothérapies anticancéreuses.
  2. Les infections exogènes : le patient est infecté par les germes d’un autre malade transmis par les mains ou les instruments de travail du personnel médical ou infirmier. On peut parler alors d’infections croisées et d’un mode de transmission manuporté. L’infection peut également être due aux germes du personnel ou liée à la contamination de l’environnement hospitalier (eau, air, alimentation, matériel …).

Prévention

La prévention des infections nosocomiales est délicate. La plupart d’entre elles sont en effet le résultats de la conjonction de différents facteurs : la situation médicale des patients et les traitements administrés, la qualité des soins comme le non-respect de procédures d’hygiène, la sécurité de l’environnement hospitalier comme la présence de germes qui peuvent s’avérer pathogènes pour certains patients. Chez ces derniers, le cumul de plusieurs facteurs de risque rend la prévention plus difficile encore.
Au titre de la prévention, les structures de luttes contre les infections nosocomiales ont donc élaboré de nombreuses recommandations. Des fiches techniques servant de protocoles (protocoles généraux, protocoles de protection de l’opéré, protocoles des gestes invasifs) sont disponibles et donnent aux personnels soignant les moyens de prévenir les infections. L’accent est également mis sur la formation du personnel et la surveillance des mesures préconisées.

Les règles de base de la prévention des infections nosocomiales sont du registre de l’hygiène et s’appliquent à trois niveaux :

  • l’hygiène des mains du personnel soignant, acte fondamental,
  • l’asepsie lors des soins, destinée à empêcher tout apport extérieur de germes,
  • la sécurité de l’environnement, la propreté et la désinfection de l’environnement et des locaux (surfaces, air, eau).

Ce rappel de simples pratiques hygiéniques peut sembler étonnant. Pourtant, les études ont montré que les médecins sont proportionnellement plus souvent impliqués dans le transport manuporté de germes d’un patient à l’autre que le personnel infirmier. Ces derniers sont manifestement plus sensibilisés aux mesures d’hygiènes. Ainsi la désinfection du stéthoscope après utilisation n’est pas toujours un réflexe chez les médecins.

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