lundi , 28 mai 2018
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Protéger les enfants du cancer

Adoptez les bonnes mesures pour protéger vos bouts de chou du cancer de la peau, et apprenez pour vous même les gestes qui préviennent son apparition et son dépistage… Le mélanome est une tumeur maligne qui se développe à partir de cellules appelées « mélanocytes », que l’on trouve principalement au niveau de la peau. Il se présente sous la forme d’une lésion pigmentée qui apparaît sur la peau ou qui se développe à partir d’un naevus (« grain de beauté ») préexistant (ce dernier cas n’étant pas majoritaire). Il apparaît assez fréquemment sur le tronc chez l’homme et sur les jambes chez la femme, mais il peut toucher n’importe quelle zone du corps.

 

Le mélanome est la plus grave des tumeurs cutanées (parmi lesquelles figurent également les carcinomes), notamment en raison de son très grand potentiel métastatique. Quelques millimètres cubes de tumeur peuvent entraîner une dissémination métastatique diffuse rapidement mortelle. Mais c’est un cancer guérissable à condition d’être diagnostiqué précocement, lorsque la tumeur n’est pas trop épaisse et que son développement reste local (c’est-à-dire sans métastases). Dans ce cas, la chirurgie reste le seul traitement permettant la guérison des patients.

En France, le mélanome est une des tumeurs dont l’incidence (c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas chaque année) a le plus augmenté ces vingt dernières années. Entre 1978 et 2000 en France, elle a progressé chaque année en moyenne de 5,9% chez l’homme et de 4,3% chez la femme. En 20 ans, elle a ainsi été multipliée par 4 chez les hommes et par 3 chez les femmes.
L’âge moyen de survenue du mélanome était de 58 ans chez l’homme et de 56 ans chez la femme en 2000. Le taux d’incidence (ainsi que la mortalité) continue à augmenter avec l’âge pour atteindre un maximum à 90 ans. Cependant, le mélanome peut également apparaître chez des sujets jeunes. La répartition géographique des données de mortalité par mélanome en France montre une inégalité entre les régions, avec une prédominance nette des cas en Bretagne, dans les Pays-de-Loire, en Basse-Normandie et en Alsace, c’est-à-dire des régions où les populations sont peu habituées à l’exposition au soleil.

Facteur de risque : le soleil

Les expositions pendant l’enfance sont extrêmement nocives. En effet, la peau des enfants et des adolescents est plus fine et son système pigmentaire est encore immature, ce qui la rend particulièrement sensible aux effets des rayonnements UV.

Il est aujourd’hui prouvé que l’exposition solaire intense pendant l’enfance représente un facteur majeur de risque d’apparition de mélanome à l’âge adulte. Parmi les études épidémiologiques existantes, une étude réalisée auprès de populations européennes ayant émigré vers des pays ensoleillés (Australie et Israël) a montré que le risque de mélanome dépendait largement de l’âge de la migration : pour les personnes ayant émigré avant l’âge de 15 ans, et ayant donc subi dans l’enfance une exposition solaire intense à laquelle elles n’étaient pas habituées, le risque de mélanome à l’âge adulte était beaucoup plus élevé que pour les personnes qui étaient déjà adultes en arrivant. L’étude déduit ainsi que c’est essentiellement l’exposition au soleil durant l’enfance qui est à l’origine du mélanome.

Par ailleurs, il apparaît que la durée d’exposition au soleil pendant l’enfance et l’adolescence est particulièrement importante. On peut en effet estimer que près de 80% de l’exposition totale au soleil pendant une vie se fait avant l’âge de 18 ans. Ce constat renforce la nécessité d’une prévention des risques du soleil dès le plus jeune âge.

Le risque de mélanome est majoré par des facteurs individuels constitutifs. Les principaux marqueurs de risque sont les antécédents familiaux, la couleur de la peau et des cheveux, le nombre et le type de naevus (ou grains de beauté).

Le facteur génétique

Les mélanomes survenant dans un contexte familial représentent 5 à 10% de l’ensemble des cas de mélanomes. Ils sont liés à des caractéristiques génétiques des patients : ainsi, dans 44% des cas de mélanomes familiaux en France, on retrouve une mutation héréditaire d’un gène appelé P16.
Les antécédents familiaux de mélanome constituent aussi un facteur de risque important. Le risque est multiplié par 2 ou 3 si un parent de premier degré a eu un mélanome.

Le type de peau

Nous ne sommes pas égaux devant les effets nocifs du soleil. Ainsi, les sujets à peau claire ont davantage de risques de cancer cutané lors de l’exposition au soleil en raison de leur absence relative de pigmentation. Toutefois, une peau foncée est également sensible aux effets nocifs du rayonnement UV, même si elle possède davantage de pigments protecteurs.

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